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Pacte pour l’égalité

15 juillet 2011

Interpeller les candidats à l’élection présidentielle de 2012 et leur proposer une série de mesures permettant d’instaurer l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, tel est l’objectif du Pacte pour l’égalité, dont le Laboratoire de l’égalité a présenté le 3 mars 2010 les principales orientations. Une enquête exclusive réalisée auprès de plus de 3 000 personnes par MediaprismGroup a permis de mesurer les attentes des Françaises et des Français en la matière : 7 répondants sur 10 souhaitent que l’égalité femmes / hommes soit au cœur du débat présidentiel.

Pour élaborer ce Pacte, le Laboratoire de l’égalité a interrogé les 600 membres de son réseau, issus d’associations, d’entreprises, de réseaux de femmes, de la fonction publique, des syndicats, du monde politique, de la recherche, des médias,  de la blogosphère… A partir du matériau ainsi recueilli, des groupes de travail ont élaboré 20 propositions, qui sont actuellement discutées au sein du comité d’orientation et du conseil d’administration du Laboratoire de l’égalité.
Le Pacte pour l’égalité, qui sera proposé à la signature des candidats à la présidentielle, décline quatre thématiques, dont sont présentées ici les orientations générales.

1. Sur la parité et l’accès des femmes aux responsabilités, le Laboratoire de l’Égalité demande de :

suspendre le financement des partis qui ne présenteraient pas 50% de candidates aux élections ;

– légiférer sur la parité dans toutes les instances de décision publiques et privées.

2. Sur l’égalité salariale et la lutte contre la précarité dans le travail, le Laboratoire de l’Égalité demande de :

faire appliquer les lois sur l’égalité professionnelle assorties de sanctions financières ;

–  pénaliser le recours au temps partiel subi.

3. Sur la valorisation de l’implication des pères et la conciliation des temps de vie, le Laboratoire de l’Égalité demande de :

allonger le congé paternité ;

créer 500 000 places d’accueil de jeunes enfants.

4. Sur le partage d’une culture de l’égalité, le Laboratoire de l’Égalité demande de :

lutter contre les stéréotypes sexistes dès le plus jeune âge et former le personnel éducatif ;

lancer une campagne d’intérêt général sur la lutte contre les stéréotypes de genre.

L’interpellation des femmes et des hommes politiques sur les propositions du Pacte pour l’égalité se fait en 3 temps :

1. Les orientations générales du Pacte pour l’égalité ont été envoyées à tous les partis parlemenatires et aux groupes parlementaires de l’Assemblée nationale et du Sénat.

2. Elles ont également été envoyées aux candidats aux primaires des partis qui en organisent.

3. Une fois qu’ils seront déclarés, tous les candidats à l’élection présidentielle seront invités à signer le Pacte pour l’égalité.

Dossier de presse Pacte pour l’égalité

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Les Français désireux d’un meilleur partage des tâches

29 juin 2011

Alors que la ministre des Solidarités réunira demain, mardi 28 juin, une conférence sur le partage des responsabilités professionnelles et familiales, le Laboratoire de l’égalité a voulu sonder les Françaises et les Français sur leur implication dans la vie familiale et domestique et les faire réagir sur ses propositions, au travers d’une enquête réalisée par MediaPrism Group. Désireuses de voir se construire une société égalitaire, les personnes interrogées sont majoritairement favorables à l’instauration d’un congé paternité obligatoire pour inciter les hommes à s’impliquer dans la vie familiale et domestique (65 %) et au fait que seules les entreprises ayant signé de vrais objectifs d’égalité salariale bénéficient d’aides de l’État et d’allègement des cotisations sociales.

Selon l’enquête, les hommes et plus encore les femmes perçoivent massivement des inégalités entre les sexes (respectivement 86 % et 95 %). Pour eux, celles-ci sont avant tout perpétuées par les responsables politiques (60 %), puis par les responsables économiques (53 %) et les médias (49 %). Peu de répondants incriminent les manuels scolaires (20 %) ou le système éducatif (14 %). Interrogés sur la prégnance des inégalités, près de la moitié des personnes estiment que les stéréotypes sexistes sont véhiculés autant par les hommes que par les femmes.

En dépit de leur bonne volonté, certains stéréotypes sont encore fortement ancrés dans l’esprit des répondants à l’enquête, tout particulièrement du côté des hommes :

–          65 % des hommes estiment que les femmes savent mieux s’occuper des enfants ;

–          51 % estiment que rester au foyer est plus facile pour les femmes ;

–          49 % trouvent normal que l’homme soit le pilier de la famille ;

–          34 % pensent que cela arrange bien les femmes de rester à la maison.

Interroger les hommes et les femmes sur les détails de leur vie quotidienne au foyer permet de mettre en évidence des disparités flagrantes de comportements. Les exemples suivants traduisent une sur-déclaration des répondants : plus que les résultats dans l’absolu, c’est la différence de niveau entre les hommes et les femmes qu’il faut retenir.

–          50 % des femmes vont chercher leurs enfants tous les soirs, contre 30 % des hommes ;

–          58 % des femmes s’occupent de leurs enfants tous les mercredis, contre 27 % des hommes ;

–          85 % des femmes déclarent être restées à la maison la dernière fois que leur enfant a été malade, contre 49 % des hommes ;

–          11 % des femmes déclarent n’avoir pas fait récemment d’achats pour leur enfant, contre 30 % des hommes ;

–          90 % des femmes déclarent suivre le plus la scolarité de leur enfant, contre la moitié des hommes.

Dans le cadre de son Pacte pour l’égalité, le Laboratoire de l’égalité proposera aux candidats à l’élection présidentielle de s’engager à faciliter la conciliation des temps de vie et à valoriser l’implication des pères, notamment par :

–          la création de 500 000 places d’accueil de jeunes enfants pour donner à toutes les femmes les moyens de travailler après la naissance ;

–          l’instauration d’un congé parental raccourci à un an, partagé entre les deux parents et rémunéré à hauteur de 80 % du salaire, jusqu’à 1 800 euros par mois ;

–          la mise en place d’une campagne de valorisation du partage égal des tâches quotidiennes familiales entre les hommes et les femmes ;

–          l’incitation à la négociation professionnelle pour mettre en place des aménagements de l’organisation du travail afin de permettre aux pères de prendre du temps pour leurs enfants.

MediaPrism Group a réalisé cette étude du 12 mai au 7 juin 2011 auprès de la communauté EmailetVous, composée d’internautes de 18 ans et plus (3 098 répondants, données redressées de manière à assurer la représentativité des répondants hommes et des répondants femmes sur des critères de sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle de l’interviewé, revenus et lieu de résidence).

Election présidentielle et égalité femmes-hommes : les préférences des Françaises et des Français

23 juin 2011

86% des Français se déclarent concernés par l’élection présidentielle de 2012, selon la dernière enquête réalisée par MediaPrism Group pour le Laboratoire de l’égalité, et 88 % des répondants jugent importante question de l’égalité hommes / femmes.

Plus des ¾ des répondants considèrent :

          qu’il est important de mettre le sujet de l’égalité hommes / femmes à l’ordre du jour de l’élection présidentielle de 2012 ;

          que le travail des gouvernements sur l’égalité est insuffisant (88 %).

Les répondants à l’enquête estiment que sur la question des inégalités femmes-hommes, parmi la liste qui leur a été soumise, deux sujets mériteraient d’être abordés en priorité par les candidats à la présidentielle 2012 : l’emploi et les salaires (67 % des répondants). Sécurité et santé sont secondaires (respectivement 21 % et 17 %).

 

De manière générale, quelles personnalités feraient avancer l’égalité entre les hommes et les femmes ?

Ce sont des femmes qui semblent être perçues comme les personnalités politiques les plus aptes à faire avancer l’égalité entre les hommes et les femmes.

Martine Aubry (PS) arrive en tête des personnalités politiques proposées, avec 35 % des répondants, suivie de Ségolène Royal (PS) avec 26 % puis Eva Joly (EELV) avec 20 % et Marine Le Pen (FN) avec 19 %. L’homme qui recueille le plus de suffrages est François Hollande (PS), à 16 %, à égalité avec Cécile Duflot (EELV).

Et, au sein de chaque courant, quelle personnalité serait la plus à même de faire avancer l’égalité entre les hommes et les femmes dans le cadre de la présidentielle 2012 ?

Au sein de la droite et du centre, c’est Jean-Louis Borloo qui est perçu comme le plus légitime pour intervenir sur cette question (34 %), suivi de François Bayrou (MoDem, 26 %). Seulement 20 % citent Nicolas Sarkozy (UMP).

Au sein de la gauche et des Verts, 28 % des personnes interrogées considèrent que Martine Aubry est la plus à même de faire progresser l’égalité entre les hommes et les femmes. Ségolène Royal arrive en seconde place avec 15 % et est suivie par Eva Joly (14 %).

 

MediaPrism Group a réalisé cette étude du 12 mai au 7 juin 2011 auprès de la communauté EmailetVous, composée d’internautes de 18 ans et plus (3 098 répondants, données redressées de manière à assurer la représentativité des répondants hommes et des répondants femmes sur des critères de sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle de l’interviewé, revenus et lieu de résidence).

Femmes et dépendance : la triple peine ?

23 juin 2011

Le Laboratoire de l’Égalité, dont l’objectif est d’obtenir la mise en œuvre effective de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, souligne que les femmes sont plus concernées que les hommes par les projets de réformes visant à maîtriser les coûts de la dépendance.

Pour trois raisons :

— la vulnérabilité des femmes face au grand âge est supérieure à celle des hommes compte tenu d’une espérance de vie plus élevée qui les rend plus exposées à la perte d’autonomie, de leur pauvreté (57 % des bénéficiaires du minimum vieillesse sont des femmes) et de leur isolement (55 % des bénéficiaires de l’APA, Allocation personnalisée pour l’autonomie, sont des femmes seules, et 75 % des résidents en maison de retraite sont des femmes) ;

 

— les femmes sont plus souvent aidantes familiales et informelles de personnes dépendantes que les hommes : en dehors des situations de couple où les hommes aident aussi leurs épouses ou compagnes dépendantes, elles sont trois fois plus nombreuses à apporter du soutien à des proches en perte d’autonomie ;

— les femmes sont surreprésentées dans les métiers de l’aide à domicile (515 000 intervenantes à domicile auprès de personnes fragiles et à 98 % des femmes), alors que ces métiers n’offrent pas de perspectives de carrière et sont considérés comme peu qualifiés malgré les compétences à déployer en termes d’organisation, d’adaptation, de vigilance et de soutien psycho-social.

Le Laboratoire de l’égalité demande donc que tout projet de réforme soit précédé d’une étude par genre des conséquences prévisibles.

Le Laboratoire prend fermement position sur les points suivants :

le développement et la consolidation d’un système public de soutien à l’autonomie, financé de manière socialisée, de type cinquième branche de sécurité sociale, sans récupération sur héritage ni recours à l’assurance privée, qui permette aux personnes âgées aux revenus modestes (les femmes au premier chef) de vieillir à domicile dans des conditions décentes et, quand c’est indispensable, de pouvoir assumer les coûts d’une maison de retraite de qualité ;

l’instauration de facilités d’aménagement ou de réduction du temps de travail, de type crédit-temps (souplesse, durée des facilités), indemnisées en proportion des salaires perdus, pour alléger la charge des actifs qui apportent leur soutien à leurs parents ou proches dépendants, faciliter l’engagement des hommes comme des femmes et leur permettre de poursuivre leur vie professionnelle ;

 

l’amélioration des conditions d’emploi et la revalorisation des salaires des aides à domicile, l’accès de toutes à la formation qualifiante, et l’ouverture de possibilités de carrière dans le cadre d’un système public de prise en charge de la dépendance par le rapprochement des différents secteurs du soutien à la perte d’autonomie (aide à domicile sous statut prestataire, mandataire, emploi direct et établissements accueillant des personnes âgées dépendantes) ;

l’accès au titre de séjour permanent européen (carte bleue) pour les femmes immigrées assurant un emploi d’aide à domicile, comme peuvent en obtenir les travailleurs très qualifiés de l’informatique par exemple.

Manuel Valls signe le Pacte pour l’égalité

16 juin 2011

Le député et maire d’Evry Manuel Valls, candidat à la primaire du Parti socialiste, est le premier prétendant à l’élection présidentielle à avoir signé aujourd’hui le Pacte pour l’égalité du Laboratoire de l’égalité, par lequel il s’engage, s’il est choisi comme candidat et élu en mai 2012, à instaurer l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Le Laboratoire de l’égalité se réjouit de cette première signature. Au cours des prochaines semaines, il va soumettre son Pacte à tous les candidats à l’élection présidentielle et les inciter à s’emparer à leur tour des propositions qu’il contient.

 

Valoriser l’implication des pères

7 juin 2011

Le Laboratoire de l’égalité se réjouit la publication du rapport de Brigitte Grésy sur l’égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités familiales, remis aujourd’hui à la ministre des Solidarités. La valorisation de l’implication des pères dans la vie familiale, qui nécessite de faciliter la conciliation entre la vie professionnelle et la vie personnelle, est en effet l’un des quatre axes du Pacte pour l’égalité que porte le Laboratoire de l’égalité, et qui sera proposé à la signature des candidates et candidats à l’élection présidentielle.

Le Laboratoire de l’égalité salue la proposition de Brigitte Grésy de créer un « congé d’accueil du jeune enfant » de 4 semaines pour le père et la mère. Le congé paternité passerait ainsi de 11 jours à 4 semaines, la durée du congé au bénéfice de la mère ne changeant pas.

La proposition du Laboratoire est légèrement différente : en complément des congés maternité et paternité existants, il suggère d’accorder quatre semaines supplémentaires aux parents, à partager à égalité, soit 18 semaines en tout pour la mère et 25 jours pour le père. Dans le cas de suites d’accouchement difficiles ou de travail pénible, les mères pourraient, si elles le désirent, bénéficier du congé dans sa totalité.

Sur le congé parental (complément libre choix d’activité – CLCA), Le Laboratoire de l’égalité rejoint entièrement la proposition du rapport : pour le rendre plus attractif aux hommes et moins désincitatif à l’emploi pour les femmes travaillant à temps partiel ou avec un faible salaire, il est en effet indispensable de transformer le congé parental pour qu’il soit plus court, mieux rémunéré et à partager obligatoirement entre les deux parents. Pour parvenir à la construction d’un véritable service public de la petite enfance, cette réforme devra être assortie de la création de 500 000 places d’accueil des jeunes enfants sur cinq ans, pour permettre de couvrir réellement les besoins.

Actuellement, même s’il est ouvert aux deux parents, le CLCA est pris à plus de 96 % par des femmes.

Le Laboratoire de l’égalité propose ainsi :
· un congé parental d’un an, quel que soit le rang de l’enfant, contre trois actuellement ;
· un congé parental à partager également entre les parents, sous peine de voir sa durée réduite à six mois, et susceptible d’être pris de manière fractionnée jusqu’aux trois ans de l’enfant ;
· une allocation proportionnelle au salaire antérieur, équivalant à 80 % du salaire net et plafonnée à 1 800 euros.

Enfin le Laboratoire de l’égalité étudiera avec intérêt la création d’un « droit individuel à la parentalité » de trois mois pour permettre aux pères et aux mères de consacrer du temps à leur enfant lors de moments décisifs (rentrée scolaire, besoin d’ajuster la relation avec l’enfant adolescent…). Il ne devra pas se substituer au congé de présence parental, dont peuvent bénéficier les parents qui souhaitent s’occuper de leur enfant malade ou accidenté.

Parité aux législatives de 2012 : c’est maintenant !

6 juin 2011

Avec 18,9 % de femmes parmi les député-e-s, la France occupe le triste 19e rang de l’Union européenne en matière de représentation nationale. Pour construire une société égalitaire, à laquelle aspirent les Françaises et les Français, le monde politique doit montrer l’exemple et s’imposer des règles pour que femmes et hommes soient également représentés dans la nouvelle Assemblée nationale issue des scrutins des 10 et 17 juin 2012.

Le Laboratoire de l’égalité demande que les partis politiques s’y engagent dès maintenant, sans attendre la désignation de leur candidat-e à l’élection présidentielle.

Le Laboratoire de l’égalité demande ainsi :

  • · la transparence des calendriers de désignation des candidates et candidats aux élections législatives 2012 ;
  • · la parité des candidatures, comme le prévoit la loi ;
  • · l’engagement des partis politiques à réserver à des candidates la moitié des circonscriptions estimées gagnables.

Par ailleurs, le Laboratoire de l’égalité soumettra prochainement aux candidats à l’élection présidentielle son Pacte pour l’égalité, par lequel ils s’engageront notamment sur la parité en politique, avec :

  • · la suspension de l’aide aux partis qui ne présenteraient pas 50 % de candidates, contre une simple sanction financière actuellement ;
  • · la modification de la loi portant réforme des collectivités territoriales : en 2014, avec l’entrée en vigueur de la réforme, disparaîtront les seules assemblées paritaires, les conseils régionaux. Selon les projections de l’Observatoire de la parité, moins de 20 % des conseillers territoriaux seront des femmes, contre 47,6 % des conseillers régionaux actuellement.